mardi 18 décembre 2012

Intervention d'André MOULIN, au nom des élus du groupe LUTTE OUVRIERE, au conseil municipal du 17 décembre 2012 à propos du vote du budget 2013

Le vote de ce budget 2013 a lieu dans le contexte que j’ai rappelé lors du débat sur les orientations budgétaires. A l’échelle du pays, ce sont encore des cadeaux aux riches et aux grandes entreprise et au contraire bien des difficultés pour les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les familles populaires mais aussi pour des communes comme la notre qui ont un potentiel financier bas avec un revenu par habitant faible dans un contexte de désengagement de l’état. Et de plus dans le département le plus pauvre de la région Rhône-Alpes.
Aujourd’hui nous votons ce budget 2013 mais il est nécessaire, comme je l’ai déjà dit, de garder à l’esprit que les budgets communaux, de Saint-Chamond comme des autres communes populaires, sont bien fragiles face aux contraintes et menaces d’un système irresponsable.
Et ce qui est valable aujourd’hui ne le sera peut-être plus dans quelques mois et peut-être même à plus court terme. On voit bien ce qui se passe en Espagne, en Italie ou au Portugal.
La majorité municipale, à laquelle nous appartenons, a fait le choix de ne pas augmenter le taux des impôts en "écartant l’augmentation du taux ménage pour 2013", car nous sommes conscients de la situation de la plupart des saint-chamonais, qui sont touchés par la précarité et le chômage, par les bas salaires pour ceux qui travaillent et les petites pensions pour les retraités.
Avec des ressources stagnantes voir moindres, à travers un budget serré, la préoccupation est de continuer de procurer des services de qualité et de prévoir pour 11, 6 millions d’euros d’investissements utiles à la population.
Les quatre élus du groupe LUTTE OUVRIERE votent ce budget 2013.

lundi 17 décembre 2012

Déclaration de André MOULIN en tant qu’élu LUTTE OUVRIERE au conseil municipal du 17 décembre 2012 au sujet du financement des écoles privées

Comme je l’ai toujours fait depuis que je suis élu, je vote CONTRE ces 693 099 euros de subventions aux écoles privées.
Et je continue de rappeler que depuis sa naissance, la loi de 1905 a été bien écornée. Bien qu’existe cette loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat, aujourd’hui, on en est encore, par la grâce des lois Barangé et Debré, à voter des subventions aux écoles privées gérées par des organismes se réclamant ouvertement du catholicisme : les Organisme de Gestion des Ecoles Catholiques (OGEC).
J’ai déjà eu déjà l’occasion de le dire ici depuis que je suis été élu, depuis mars 2001, le financement des écoles privées, qui sont dans leur écrasante majorité d'obédience confessionnelle, et surtout catholique, représente le financement de milliers de postes d’enseignants et donc autant de moyens enlevés à l'école publique.
Je ne remets pas en cause le travail effectué par le personnel, enseignant et non enseignant, des écoles privées, pas plus que je ne remets en cause le choix des parents qui pensent que ces écoles offrent un meilleur enseignement mais je reste fidèle au principe "l'argent public, c'est à dire l'argent de nos impôts, doit aller à l'école publique".
Cela veut dire une école publique ouverte à tous, dispensant d’un enseignement de qualité, avec des moyens, du personnel, enseignants et non enseignants, formé et en nombre suffisant
Si l'éducation nationale offrait cela, il n'y aurait peut-être pas beaucoup de parents qui choisiraient les écoles privées.
A une époque où le service public de l’enseignement est attaqué et voit ses moyens réduits, où certains voudraient même supprimer les quelques contraintes de la loi 1905, et restant fidèle à mes principes, je vote donc CONTRE ces subventions aux écoles privées du premier degré et invite les autres élus qui se retrouvent dans ces principes d’en faire de même.