vendredi 28 février 2014

COMMUNIQUE DE MISE AU POINT de la liste "LUTTE OUVRIERE FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" suite au refus de la radio France BLEUE de l’inviter au débat du jeudi 27 février

"Comme le public présent a pu le constater, les organisateurs du débat de jeudi soir, la liste LUTTE OUVRIERE n’a pas été invitée malgré sa demande auprès du rédacteur en chef de France Bleue. Notre absence forcée n’était donc pas du fait de notre liste.
Dans ces élections municipales, on pourrait s’attendre à ce que tous les candidats qui ont rempli les formalités administratives aient les même droit d’expression, surtout quant il s’agit d’un débat diffusé sur une radio du service public, donc payée par l’argent de tous les contribuables. Il n’en est rien !
On ne nous a concédé que quelques minuscules minutes d’interview, même pas diffusées pendant la retransmission du débat et seulement quelques mots dans les 2 pages de compte rendu du Progrès...
Pourtant LUTTE OUVRIERE est présente et active sur la ville depuis 40 ans. Notre courant qui présente, en mars 2014, plus de 200 listes sur l’ensemble du pays, a même eu un élu en 2001, puis 4 en 2008.
Notre liste  ne comporte ni notable, ni patron, ni directeur, ni huissier…mais au contraire des travailleurs, des chômeurs, des retraités qui subissent la dégradation de leurs conditions d’existence mais qui veulent relever la tête.
Nous aurions bien eu des choses à dire dans ce débat, différentes de ceux qui sont intervenus."

vendredi 21 février 2014

Tribune de la liste "LUTTE OUVRIERE, FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" conduite par André MOULIN

Oui à l’augmentation des salaires et des retraites, non à la hausse de la TVA !

Ici, comme ailleurs, le commerce local est sinistré. Il y a bien sûr la concurrence de grandes surfaces, adossées à des groupes capitalistes de la distribution qui, comme tous les grands patrons, bénéficient des largesses gouvernementales à travers des crédits d’impôts, des subventions et des facilités bancaires. Ce n’est pas le cas pour les petits commerçants et les artisans.
 Mais la principale raison du déclin du commerce local vient d’abord de la baisse du niveau de vie de la population laborieuse de notre ville.
La perte de centaines d’emplois sur la ville ces dernières années, notamment avec la fermeture des 2 grosses entreprises, GIAT et Siemens, a eu des graves conséquences.
Ceux qui restent sur le carreau, touchent de faibles allocations ou ont été contraints d'accepter des emplois précaires ou sous-payés. Pour les autres, ce sont les salaires bloqués depuis des années alors que les prix flambent. Il y a aussi les dépenses dans les transports pour aller travailler ailleurs. Les retraités ont vu eux leur niveau de vie baisser avec les hausses de prix et d'impôts.
Cette baisse du niveau de vie, dramatique pour la population, se répercute directement sur les commerçants. Il est donc de l'intérêt de tous que des mobilisations sociales imposent enfin l'interdiction des licenciements, la hausse massive des salaires et des retraites, avec leur indexation automatique sur la hausse des prix.
La décision scandaleuse du gouvernement d'augmenter, au 1er janvier dernier, la TVA pour financer les milliards de cadeaux au grand patronat, en a rajouté. Des commerçants se sont mobilisés, en placardant sur leurs vitrines des affichettes contre cette hausse de TVA. Ils ont raison !
Le gouvernement prend dans les poches de la population laborieuse pour donner au grand patronat et aux riches !
Il faut que les travailleurs, les chômeurs, les retraités, mais aussi les petits commerçants et artisans, tous ceux qui subissent aujourd'hui la crise, relèvent la tête et rendent les coups !

mercredi 19 février 2014

Texte de la conférence de presse de présentation de la liste Lutte Ouvrière

La liste "LUTTE OUVRIERE, FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" conduite par André MOULIN

 
Dans ces élections municipales, à Saint-Chamond comme ailleurs, la liste LUTTE OUVRIERE ne présentera pas un super programme municipal sur superbes dépliants sur papier glacé. Ce n’est pas que nous voulons ignorer à tout prix les questions relevant de la gestion municipale mais les problèmes principaux que rencontrent les travailleurs, les retraités, les chômeurs, la population laborieuse n’ont en réalité pas de solutions locales.
Les candidats des grands partis insistent sur le caractère local de ces élections et veulent se cantonner sur les questions locales.
Les uns, la liste de gauche avec le Parti socialiste et ses alliés du Parti Communiste/Front de gauche et A gauche autrement c’est pour ne pas assumer la politique désastreuse de Hollande. Ce gouvernement qui prend dans les poches des salariés, des retraités, des chômeurs pour donner au grand patronat, aux riches et qui s’apprête à mettre au régime sec les collectivités locales !
Les autres, les deux frères ennemis de droite, c’est pour ne pas s’embarrasser des souvenirs tout aussi désastreux laissés par Sarkozy.
De son côté le Front National veut surfer sur le désespoir des gens déboussolés par la politique des gouvernements de droite et de gauche qui se succèdent pour mener une politique semblable. Toutefois il se garde bien d’attaquer ceux qui ont réellement le pouvoir : les capitalistes.
Ces candidats de droite, d’extrême droite  et de gauche vont demander aux électeurs de se positionner en désapprouvant ou approuvant la gestion du maire sortant et de son équipe.
Les vraies questions ne sont pas là ! C’est de l’enfumage !
Au lendemain des ces élections si le Parti Socialiste conserve les villes qu’il dirige, le gouvernement présentera cela comme une approbation de sa politique
Si ce sont les listes de droite qui progressent la droite, l’UMP, l’UDI et compagnie, prétendront que l’électorat aspire au retour de Sarkozy ou l’un de ces comparses.
S’il ya une percée des listes du Front national, les uns et les autres en tireront prétexte pour mener une politique plus réactionnaires et plus dure contre les classes populaires.
Les votes à ces élections municipales, à Saint-Chamond, comme ailleurs seront donc des votes politiques. Et c’est normal car les grands problèmes, les licenciements, la montée du chômage, les bas salaires et les petites retraites, la précarité, ne dépendent pas des municipalités. 
Ces élections municipales 2014, les premières élections depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, sont donc une occasion pour les travailleurs, les retraités, les chômeurs, de sanctionner ce gouvernement et de faire entendre leur colère.
Le contexte politique et économique national sera déterminant dans ces élections municipales.
Aucune des questions locales soulevées par les uns ou les autres des candidats n’a de solution, ni même vraiment de sens, quand les seuls sujets qui préoccupent les travailleurs sont de savoir s’ils conserveront leur emploi, avec quel salaire et quelles conditions de travail, sont de savoir s’ils pourront payer leurs factures et nourrir leur famille avec des salaires ou des pensions rognées par toutes les hausses de prix ou de TVA.
Quand le chômage représente 20 ou 30 % dans certaines villes ou quartiers et quand les dotations de l’Etat versées aux communes sont en baisse.
Il faut que les travailleurs, mais aussi tous ceux qui appartiennent au monde du travail (chômeurs, retraités…) profitent de ces élections pour faire entendre leurs intérêts. Il faut que le désaveu et l’opposition à Hollande, qui monte de partout, viennent du camp des travailleurs et pas seulement de la droite ou pire encore de l’extrême droite.
En présentant quelques 200 listes Lutte Ouvrière dans tout le pays, regroupant 8500 candidats, nous voulons permettre au monde du travail de dénoncer les coups qu’il reçoit sans choisir entre les différents politiciens qui, tous, s’inclinent devant les exigences des grands patrons, des banquiers, des actionnaires qui en veulent toujours plus.
Depuis des mois, on a vu diverses catégories sociales se mobiliser, des patrons routiers aux artisans taxis en passant par les agriculteurs bretons.
Les travailleurs, les chômeurs, la jeunesse des quartiers populaires ont mille fois plus de raisons de se mobiliser. Ils en ont plus encore la force.
Les travailleurs doivent défendre des objectifs, des mesures, qui garantissent leurs conditions d’existence.
Face au chômage, principal fléau, il faut interdire les licenciements. Ce n’est pas le travail qui manque, ce sont les patrons qui décident de faire toujours plus de travail avec moins de salariés. Il faut imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.
Face à la hausse des prix et des taxes, il faut que les salaires et les pensions augmentent chaque mois au même niveau que l’inflation.
Tout cela coûtera de l’argent ? Evidemment ! Mais de l’argent il y en a plein dans ce pays. L’année 2013 a vu les fortunes des 500 plus riches battre un nouveau record avec une hausse de 25 %. Cet argent, les grands actionnaires, les banquiers, les industriels s’en servent pour spéculer, pas pour investir.
Quand ils prétendent n’avoir pas le choix, être obligé de procéder à des licenciements pour maintenir leur entreprise, c’est le plus souvent un grossier mensonge. Qu’ils ouvrent leurs comptes, qu’ils permettent à tous les salariés de rendre public tout ce qu’ils savent, chacun dans leurs services ou leurs ateliers, et on verrait que les licenciements ne sont jamais justifiés. Il faut donc imposer la levée du secret des affaires.
Bien sûr, il ne suffira pas de voter pour le programme que nous défendons partout (l’interdiction des licenciements, le partage du travail, la hausse des salaires et pensions avec leur indexation sur les prix, la suppression du secret des affaires) pour qu’il se réalise.
Pour imposer tout cela, il faudra une mobilisation collective, une explosion sociale comme celle de Mai 1968. Cela ne se décrète pas. Mais cela se prépare.
Voter Lutte Ouvrière, à Saint-Chamond comme ailleurs, c’est une façon pour le monde du travail de relever la tête, d’affirmer qu’il refuse de subir, de voir son niveau de vie se dégrader et qu’il est déterminer à rendre les coups.
C’est aussi une occasion d’affirmer sa méfiance et son refus de tous les partis, de droite ou de gauche, qui aspirent à diriger les affaires de la bourgeoise, qui défendent, chacun avec sa petite musique, l’économie capitaliste qui nous a amené à la crise actuelle.
Voter pour les listes Lutte Ouvrière c’est vouloir envoyer dans les conseils municipaux des militants vraiment communistes.
Voter pour les listes Lutte Ouvrière, c’est vouloir que renaisse dans ce pays un parti qui représente les intérêts politiques de la classe ouvrière.

vendredi 14 février 2014

Tribune de la liste "LUTTE OUVRIERE, FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" conduite par André MOULIN


"L’impôt saigne le malheureux, nul devoir s’impose aux riches…" (l’Internationale)

Ceux qui, dans leurs promesses électorales, vous promettent la lune sans augmenter les impôts locaux  vous trompent. Et ils se gardent bien de dénoncer le hold-up du grand patronat, des riches, sur l’argent de nos impôts, avec la complicité des gouvernements de droite comme de gauche.
Le principal impôt, la TVA, va rapporter 141 milliards d’euros soit la moitié du budget général de l’Etat.  Cet impôt injuste touche en proportion bien plus les pauvres que les riches. Hier, Hollande, avec le PS, dénonçait sa hausse annoncée par Sarkozy mais, en 2014, il l’a augmentée.
Malgré ce qu’on nous rabâche pour justifier de payer les impôts, cet argent ne sert pas qu’à financer le fonctionnement de l’Etat, les services publics, les collectivités (communes, département, agglos, régions..). Il profite directement à la bourgeoisie: à Dassault qui vend ses Rafales au prix fort, aux banques qui empochent les intérêts de la dette.
Quant au grand patronat, il bénéficie de 220 milliards de subventions de toutes sortes et de 30 milliards d’exonérations de cotisations patronales. Ce sont bien les patrons, les riches qui sont les vrais  assistés ! A cela s’ajoute 50 à 60 milliards d’évasion fiscale par an.
Récemment, Hollande a annoncé que cette politique allait se poursuivre avec encore moins de crédit pour les collectivités locales afin de financer la suppression des cotisations patronales de la branche famille. Ce nouveau cadeau de 30 milliards aux patrons aura des conséquences graves sur la gestion des municipalités.
Notre ville, pourtant pauvre fiscalement, ne sera pas épargnée par le recul des subventionnements de l’Etat, du Conseil Général, de Saint Etienne Métropole, de la Région. Ce sera moins pour les investissements et le fonctionnement ou alors une hausse importante des impôts locaux. Et peut être même les deux à la fois.
Nous dénonçons la politique de ce gouvernement qui prend dans les poches des salariés, des retraités, des chômeurs pour donner au grand patronat et aux riches !

vendredi 7 février 2014

Tribune de la liste "LUTTE OUVRIERE, FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" conduite par André MOULIN

Des moyens pour les services publics !

La propreté, le cadre de vie est bien sûr l’affaire de tous mais dire cela ce n’est pas suffisant. C’est surtout tributaire de la qualité du service public assuré par des services municipaux qui doivent avoir des moyens humains et matériels suffisants.
Ils ont un cout alors  que notre ville est confrontée à la baisse des recettes fiscales due à la paupérisation de la population, mais aussi aux baisses des subventions du Conseil Général, de Saint Etienne Métropole et surtout de l’état.
Cela aura pour conséquences, dès 2014, soit une hausse des impôts, soit  une baisse de la qualité des services avec, en plus, moins d’investissement. Certains, pour réduire la masse salariale, s’inspirant des entreprises privées, seront prêts à tailler dans les effectifs  en cultivant une certaine démagogie anti fonctionnaires.
Le premier responsable est le gouvernement qui, dans la droite ligne du précédent, rogne sur les crédits alloués aux collectivités locales pour réserver l'argent public aux grands patrons. Le Crédit Impôt Compétitivité, ces 20 milliards pour les grandes entreprises, a non seulement été payé par la hausse de la TVA, mais aussi par la baisse de subventions aux communes, même pauvres.
Récemment, Hollande a annoncé que cette politique allait se poursuivre : encore moins de crédit pour les collectivités locales afin de financer la suppression des cotisations patronales sur la branche famille. C’est un nouveau cadeau de 30 milliards aux patrons.
Cette nouvelle baisse des crédits de l'état se traduira directement par une dégradation des services publics et donc du service public municipal, au détriment des conditions de travail des agents municipaux mais aussi de la qualité de vie des habitants. Pourtant embaucher dans les services publics municipaux permettrait à la fois de lutter contre le chômage et d'améliorer le cadre de vie des habitants, en particulier en ce qui concerne la propreté.
Des milliards pour les services publics, à tous les niveaux, pas pour les patrons !