mardi 30 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 29 décembre

POUR UNE « BONNE SANTÉ », NE COMPTONS PAS SUR LE GOUVERNEMENT !

Avec le mouvement de grève des médecins, les vœux de « bonne santé » prendront, cette année, une signification toute particulière. Car, oui, notre système de santé est en train de craquer par tous les bouts. Pour les médecins, la loi santé de Marisol Touraine, en particulier, la généralisation du tiers payant est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. 
Le tiers payant serait une bonne chose, un soulagement, car avancer 23 euros est un obstacle pour nombre de familles. Mais, une fois de plus, le gouvernement cherche à redorer son blason avec une mesure populaire sans que cela lui coûte quelque chose. Et tout retombera sur le dos des médecins.
Parmi eux, il n’y a pas que des spécialistes des dépassements d’honoraires et des sommités qui se font grassement payer. Il y a aussi les médecins traitants qui enchaînent des journées de 9 ou 10 heures et sont seuls à tout gérer. Ils craignent, en devant se faire payer par la Sécurité sociale et les quelque 300 mutuelles, des retards de paiements et un surcroît de travail administratif. Et on peut les comprendre !

mardi 23 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 22 décembre

OUI, IL FAUT LIBÉRER LA SOCIÉTÉ… DE LA DICTATURE PATRONALE !

Les fêtes n’empêchent pas le gouvernement, ses ministres et le patronat de réfléchir à leurs projets. Dernier exemple, le ministre du Travail Rebsamen a déclaré : « S’il faut allonger la durée de cotisation pour accéder à une retraite à taux plein, eh bien nous le ferons ». 
Ce ministre se spécialise dans le lancement de ce genre d’idées. Comme il y a quelque temps lorsqu’il a proposé de renforcer les contrôles sur les chômeurs, il dit tout haut ce que le gouvernement pense tout bas. Celui-ci a démenti qu’une nouvelle mesure sur les retraites soit envisagée, mais qui peut se fier à sa parole ? 
Dès maintenant, beaucoup ne peuvent plus espérer avoir une retraite à taux plein sans devoir travailler bien au-delà de 62 ans. L’âge de départ effectif va encore augmenter, du fait de l’augmentation de la durée de cotisation exigée. Déjà de plus de 41 ans, elle doit arriver à 43 ans. Ce que le ministre a rappelé, c’est que cette durée pourrait augmenter encore plus, sous prétexte de déséquilibre financier des caisses de retraite. Cela est prévu dans les réformes des retraites de Sarkozy et de Hollande. 

mercredi 17 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 15 décembre 2014

LOI MACRON : TOUT POUR LES PATRONS

« Une loi pour la croissance et l’activité », voilà comment Valls et Hollande présentent la loi Macron. Ils n’ont décidément pas peur du ridicule. Ni l’ouverture de lignes de car nationales, ni la libéralisation des professions d’avocat ou de notaire ne relanceront l’économie. Quant à vendre plus aux touristes le dimanche, cela fera surtout le bonheur de quelques grands magasins.  
Plus cynique encore, ils vendent la loi Macron comme une « loi de progrès et de liberté ». Cette loi programme la quasi-disparition des inspecteurs du travail. Elle « simplifie » encore les procédures de licenciements collectifs, ce qui signifie que les travailleurs auront moins de droits, moins de recours, moins de temps pour défendre leurs intérêts. Et le gouvernement prétendument socialiste ose parler de progrès !

mardi 9 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 8 décembre

VALLS AU GARDE-À-VOUS DEVANT LE PATRONAT

Valls, interrogé sur France 2, a dit qu'il n'était pas un déserteur et qu'il occuperait son poste de Premier ministre jusqu’au bout. Mais qu'il reste à la barre ou que, pour réaliser ses ambitions il l'abandonne, cela ne changera pas d’un iota le sort des classes populaires. Par contre, il a confirmé qu’il restait toujours le petit soldat dévoué jusqu’à la corde à la défense des intérêts de l'entreprise ou, pour mieux dire, au service des intérêts du patronat et des riches.
Il a redit avec insistance à l'attention du patronat, qui fait semblant de se montrer inquiet, que le pacte dit de responsabilité tenait toujours et que les milliards promis arriveraient comme prévu dans les coffres des patrons. Ce qui n'a pas  empêché le Medef, jamais content, de réagir sur le champ, disant que cela n'allait pas assez vite et que ce n'était pas assez. 

vendredi 5 décembre 2014

Z comme… Zou, à la porte !

Groupe Zannier – Saint-Chamond (Loire)

Le groupe Zannier, spécialisé dans la mode pour enfant (marque Z, Chipie, Catimini…) vient d'annoncer un plan de 200 suppressions d'emplois sur les 3500 que compte le groupe. C'est donc l'inquiétude pour les 400 salariés de Saint-Chamond, où sont le siège administratif et un grand entrepôt. Les travailleurs de cette ville, déjà ravagée par le chômage, n'avaient vraiment pas besoin de ça.
Le groupe évoque, comme d'habitude, des difficultés et une concurrence exacerbée, mais cela ne l'empêche pas de réaliser un chiffre d'affaires de près de 800 millions d'euros et un bénéfice, encore l'an dernier, de plus de 3 millions d'euros.
Alors, si vraiment ça marche moins bien pour Zannier, il faut puiser dans les millions de bénéfice accumulés pendant des décennies, et il n'y a aucune raison que ça retombe sur les travailleurs.

lundi 1 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 1er décembre

C’EST LE GRAND PATRONAT QU’IL FAUDRA JETER À LA RUE

On aura tout vu, voilà que le patronat organise une semaine de « mobilisation » ! Gattaz, le représentant du Medef, qui regroupe des grands patrons comme Pinault, Arnault ou Dassault, parle, sans rire, de la « souffrance des patrons ». 
On imagine combien les fins de mois doivent être difficiles pour ce grand patronat qui se partage les dividendes des grands groupes. On imagine la souffrance des grands actionnaires de L’Oréal qui doivent se contenter des 2,9 milliards de profits nets quand la BNP Paribas en affiche 4,8 et Total 8,4 ! 
Quant au PDG de Sanofi qui a gagné 8,6 millions d'euros en 2013, soit 500 années de Smic, et Bernard Arnault, le patron de LVMH appointé à 8 millions, on les voit bien dénoncer les hausses d’impôts autour d’un repas à quelques centaines d’euros.